Job d’été 2026 : comment embaucher un mineur pendant les vacances scolaires ?

Pour remplacer les salariés en congés payés, de nombreuses entreprises recrutent des jeunes pendant l’été.

L’embauche d’un mineur est possible dès 14 ans, à condition de respecter des règles spécifiques destinées à protéger sa santé, sa sécurité et sa scolarité.

À partir de quel âge un jeune peut-il travailler ?

 Les jeunes âgés de 16 à 18 ans peuvent être recrutés pendant les vacances scolaires dans les conditions habituelles applicables aux salariés mineurs.

Les jeunes de 14 à 16 ans peuvent également travailler mais uniquement :

– Pendant des vacances scolaires d’au moins 14 jours calendaires ;

– Pour des travaux légers adaptés à leur âge ;

– A condition de bénéficier d’un repos continu représentant au moins la moitié de la durée des vacances.

 

Ainsi, pendant les vacances d’été, un jeune de 14 à 16 ans peut travailler jusqu’à un mois puis doit bénéficier d’un mois de repos.

Attention toutefois : les mineurs ne peuvent jamais être affectés à des travaux dangereux, insalubres ou excédant leurs forces.

 

Quelles formalités accomplir avant l’embauche ? 

Avant l’arrivée du jeune dans l’entreprise, plusieurs démarches sont obligatoires :

– Obtenir l’autorisation écrite de ses représentants légaux ;

– Réaliser la déclaration préalable à l’embauche (DPAE) auprès de l’Urssaf ou de la MSA ;

– Organiser la visite d’information et de prévention avant la prise de poste.

>> Cas particulier des jeunes de moins de 16 ans

 

L’employeur doit également solliciter l’autorisation de l’inspection du travail au moins 15 jours avant l’embauche. L’administration dispose alors de 8 jours pour s’y opposer. En l’absence de réponse dans ce délai, l’autorisation est réputée accordée.

 

Quel cadre contractuel ?

Le recrutement s’effectue dans le cadre d’un CDD. Le contrat doit notamment préciser :

– Le motif du recours au CDD,

– La durée du contrat,

– Le poste occupé,

– Le temps de travail,

– La rémunération,

– La convention collective applicable,

– Les éventuelles conditions de la période d’essai.

Dans le cadre des congés d’été, le recours au CDD est le plus souvent justifié par le remplacement d’un salarié absent. Dans ce cas, le contrat doit également mentionner le nom et la qualification du salarié remplacé.

 


Retrouvez nos modèle de CDD dans la rubrique « Ressources et outils » du site internet.

Le contrat doit être remis au salarié dans les 2 jours ouvrables suivant l’embauche.

Comme tout salarié, le jeune doit également être inscrit sur le registre unique du personnel.

>>Vigilance sur le recrutement

Les offres d’emploi réservées aux seuls enfants des salariés sont interdites. Une telle pratique constitue une discrimination dans l’accès à l’emploi.

Quelles règles de temps de travail respecter ?

 

 1. Durée maximale de travail

✔️ 14 à 16 ans : 7 heures par jour maximum

✔️ 16 à 18 ans : 8 heures par jour maximum

✔️ 35 heures par semaine

 

2. Travail de nuit

Le travail de nuit est interdit entre 20 h et 6 h pour les moins de 16 ans et entre 22 h et 6 h pour les 16-18 ans.

 

3. Repos obligatoires

Le mineur bénéficie :

✔️ D’une pause d’au moins 30 minutes après 4 h 30 de travail continu

✔️ D’un repos quotidien de 14 heures consécutives avant 16 ans

✔️ D’un repos quotidien de 12 heures entre 16 et 18 ans

✔️ De 2 jours de repos consécutifs par semaine, incluant le dimanche

>>Par principe, les jours fériés sont également chômés.

 

Quelle rémunération verser ?

L’article 33 de la Convention collective nationale prévoit que les salaires minima conventionnels comportent un abattement de :

– 20 % pour les jeunes âgés de moins de 17 ans

– 10 % pour les jeunes entre 17 et moins de 18 ans

 

L’article D. 3231-3 du Code du travail prévoit le même abattement concernant le SMIC.

Ainsi, l’employeur est en droit de pratiquer cet abattement sur le montant le plus favorable entre le SMIC et le salaire minimum de la catégorie du salarié mineur.

Cet abattement est supprimé pour les jeunes travailleurs justifiant de 6 mois de pratique professionnelle dans la branche d’activité.

 

Quelles indemnités à la fin du contrat ?

À l’issue du contrat, le jeune salarié perçoit une indemnité compensatrice de congés payés égale à 10 % de sa rémunération brute.

En revanche, lorsque le CDD est conclu avec un jeune pendant ses vacances scolaires ou universitaires, l’indemnité de fin de contrat (prime de précarité) n’est pas due. Afin de sécuriser cette exonération, il est recommandé de préciser dans le contrat que celui-ci est conclu pendant une période de vacances scolaires ou universitaires.

Attention toutefois : le motif du CDD reste celui qui justifie le recours au contrat (remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire d’activité …). La mention relative aux vacances scolaires ne remplace donc pas le motif légal du CDD ; elle vient en complément pour sécuriser l’absence de prime de précarité.

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